L'auteur
  |  Ses articles  |  Ses ouvrages  | 
 Le contacter                                                                                                 
Le E-travail, une autre façon de réduire les coûts
Egalement appelé télétravail, le travail à distance n'est pas un métier en soit, ni même une fonction de l’entreprise, c'est une façon d'exercer son métier.

Donner une définition du travail à distance n’est pas une chose simple du fait de la multiplicité des métiers et des fonctions qui peuvent être accomplis de cette
  On y révèle que près des deux tiers des responsables interrogés estiment que le E-travail est une véritable opportunité pour l’entreprise car ce type de salariat augmente la productivité des salariés tout en améliorant l'accomplissement et le finalisations des missions et des tâches. De même ils sont plus de la moitié à considérer qu’en laissant le soin aux salariés   électroniquement aussi bien avec l’extérieur qu’en interne, que le salarié soit au sein de l’entreprise où à l’extérieur de celle-ci.
Une autre raison évoquée est celle du frein au développement du fait de la difficulté à gérer le travail en équipe de E-travailleurs.
Mais là encore c’est un mauvais procès que l’on fait au E-travail, en effet la visioconférence à travers le réseau Internet est la meilleure des réponses.
Simple à mettre en œuvre pour un très faible investissement, la visioconférence permet de réunir des personnes présentes sur plusieurs sites afin de les faire travailler ensemble.
La dernière des ‘mauvaises raisons’ évoquée est l’impossibilité de contrôler et de mesurer le temps de travail.
C’est oublier bien vite qu’aujourd’hui la véritable valeur ajoutée d’un salarié c’est la qualité de son travail et non le temps qu’il passe au bureau.
C’est également passer sous silence les nombreuses ‘nuisances’ auxquels sont soumis au quotidien les salariés au sein de l’entreprise comme les réunions interminables autant qu´inutiles, les sonneries intempestives du téléphone, les collègues envahissants, etc …

Le E-travail pour éviter l’externalisation
Les entreprises font de plus en plus souvent appel à des prestataires extérieurs, pour leurs besoins de production ou pour leurs confier des tâches jugées annexes.
La majorité des entreprises qui font appel à des intervenants extérieurs le font principalement pour transformer leurs coûts fixes en coûts variables, pour acquérir plus de flexibilité et également pour réduire leurs coûts. Il faut malgré tout ne pas oublier qu’en tout état de cause, l’externalisation à un coût social direct et induit non négligeable.
Par ailleurs, l’externalisation entraîne souvent un sentiment de dépendance, voire une perte totale ou partielle du contrôle et du savoir-faire de l’entreprise. D’ailleurs on ne compte plus le nombre de sous-traitants qui développent leurs activités en communiquant sur le savoir-faire de leurs clients.
De plus l'entreprise qui externalise prend le risque de ne plus pouvoir faire évoluer son mode opératoire et, par conséquence, d’en perdre le contrôle direct.
Autant il semble logique que, dans le cadre de la compétition mondiale, les entreprises cherchent à réduire leurs coûts, toutefois il paraîtrait tout aussi logique qu’une solution en E-travail soit envisagée avant toute solution d’externalisation.

Et si le E-travail était l’avenir ?

De très nombreuses fonctions de l’entreprise peuvent être réalisées par des E-travailleurs, outre les fonctions commerciales, certaines tâches du service commercial comme, par exemple, la télé-prospection ou la
façon, on peut toutefois se risquer à le définir simplement comme ‘une activité professionnelle exercée pour le "... Autant il semble logique que, dans le cadre de la compétition mondiale, les entreprises cherchent à réduire leurs coûts, toutefois il paraîtrait tout aussi logique qu’une solution en E-travail soit envisagée avant toute solution d’externalisation ..."
 
compte d’une entreprise mais en dehors des locaux de celle-ci’.
Notion ancienne, datant des années soixante, à l’ère d’Internet il semble bien plus légitime de parler de ‘E-travail’.

Sommes nous tous égaux face au E-travail ?
Hélas il semble bien que nous ne puissions pas tous bénéficier d’une solution de E-travail.
En effet celui-ci est beaucoup plus facilement accessible aux cadres qu’aux employés ou aux ouvriers. De même, le secteur privé est plus ouvert à ce type de salariat que le secteur public.
Enfin la sensibilisation des entreprises à ce type de solution de travail est directement fonction de leurs origines et de leurs cultures.
C’est ainsi que, par exemple, plus de quarante pour cent des cadres danois E-travaillent contre seulement sept pour cent des cadres français.
Et en détaillant ce chiffre, on constate que ce sont les filiales d’entreprises étrangères qui sont les plus gros utilisateurs de ce mode de salariat.
Quand on voit le prix de revient d’un mètre carré de bureau, comment ne pas réfléchir à ce mode de management ?

Les outils au service du E-travail
Internet, téléphonie mobile, téléphonie sous IP, ordinateur portables et PDA/Pockets, visioconférence, sauvegarde à distance, …, autant d’outils qui sont aujourd’hui totalement banalisés et accessibles à tous et utilisables quasiment partout.
Pour les compléter, de nombreuses applications liées à la mobilité sont disponibles sur le marché ainsi qu’en ‘open source’.
Elles permettent aux utilisateurs se trouvant en dehors de l’entreprise de recevoir des documents ou des dossiers, de mettre à jour leurs plannings, d’ajouter des événements à leurs agendas, de consulter et de mettre à jour leurs carnets d’adresses, d’utiliser et de gérer les listes de tâches, etc …
Ainsi les E-travailleurs peuvent connaître à tout moment, en fonction de leurs besoins, la dernière version du catalogue, les derniers tarifs, l’état de tout ou partie du stocks, les appels reçus, des délais à prendre en considération, …
Enfin la visioconférence permet de constituer des réunions de travail avec des acteurs géographiquement dispersés, que ceux-ci fassent parties de l’entreprises ou non, qu’ils soient au sein de l’entreprise ou E-travailleurs.
Grâce à toutes ces technologies, chaque E-travailleur aura la possibilité de dialoguer, de négocier, d'échanger des points de vue, de mettre au point des méthodes communes et prendre des décisions collectives comme s’il se trouvait physiquement au sein de l’entreprise.

Le E-travail, une stratégie d’entreprise
Utopie des années soixante, rêve des années quatre vingt, avec la simplicité d’emploi et les performances des technologies de communication actuelles, le E-travail, solution permettant la réduction des coûts, mériterait d’être regardé et déployé avec un œil neuf et sans a priori.
Le E-travail, en permettant la poursuite de la mission professionnelle en dehors du cadre géographique de l'entreprise, présente de nombreux avantages, c’est ce que démontrent de nombreux sondages réalisés auprès d’entreprises ayant recourt au E-travail.
  de gérer leurs propres temps de travail, cela améliore fortement le dialogue social.
Enfin ces entreprises ont constaté que le passage au E-travail avait fortement dynamisé la communication au sein de l’entreprise.
C’est ainsi que, lorsqu’il est bien mené, un projet de E-travail permet à l’entreprise de faire des économies sur plusieurs postes.
En premier lieu, le fait de lancer un projet de restructuration incluant du E-travail, permet souvent de moderniser de façon structurelle le service concerné et de le rendre plus opérationnel, plus performant et donc d’en améliorer son rendement, son efficacité et la qualité de son travail.
De plus la conduite du changement qui va résulter de cette modernisation va permettre de remettre l’ensemble du personnel du service ‘à niveau’.
Ce sont donc des E-travailleurs bien formés, équipés d’outils modernes et adaptés à leurs besoins qui, de chez eux, apporteront leurs contributions à la modernisation et à l’amélioration des performances de l’entreprise.
Les mètres carrés de bureau qui auront été économisés ne devraient alors être considérés que comme la ‘cerise sur le gâteau’.

Lutter contre les préjugées
Bien que plus d’un tiers des ordinateurs professionnels vendus en 2005 sont de type portable et que plus des deux tiers des foyers français sont aujourd’hui connectés à Internet, les réticences des entreprises françaises à recourir au E-travail demeurent très fortes.
Bien que, grâce au réseau Internet, nous vivons la troisième révolution industrielle, celle de l’information et de la communication, on est bien obligé de constater que le monde des entreprises n’en a pas encore pris toute la mesure.
Bien sur, mettre en œuvre une solution de E-travail au sein d’une entreprise n’est pas une décision qui peut se prendre à la légère, elle doit être le fruit d’une réflexion aboutie ainsi que d’une stratégie précise.
Il est tout aussi certain que de mettre en place une solution de E-travail est avant tout un projet global d’entreprise qui doit être pris en compte par tous les
 
 
"... Utopie des années soixante, rêve des années quatre vingt, avec la simplicité d’emploi et les performances des technologies actuelles, le E-travail, solution permettant la réduction des coûts, mériterait d’être regardé et déployé avec un œil neuf et sans a priori ..." télé-vente peuvent être réalisées par des E-travailleurs.
Bien d’autres fonctions peuvent être E-travaillées
acteurs y compris, et peut être même surtout, avec l’encadrement.
Ce sont d’ailleurs souvent ces derniers qui sont hostiles à se séparer ‘physiquement’ de leurs salariés car ils ont alors l’impression de perdre une partie de leurs ‘pouvoirs’ …

Les "faux prétextes" pour "ne pas faire"
Comme le montre des études récentes sur le E-travail, c’est souvent la crainte de la perte de la confidentialité des informations qui freine le plus son développement dans les entreprises françaises.
C’est en réalité une très mauvaise raison car, aujourd’hui, avec l’usage d’Internet au quotidien par de nombreux salariés de l’entreprise, assurer la sécurité et la confidentialité des informations ou des données est devenu une problématique permanente qui doit être traitée globalement.
En effet l’entreprise y est totalement confrontée à partir du moment ou elle communique
  comme la gestion de la communication, du marketing et de la publicité ainsi que l'organisation événementielle.

On peut encore citer toutes les activités touchant au traitement de l'information, aux productions intellectuelles ou à la fourniture de services.

Bien sûr, pour que cela fonctionne correctement, il faut que le salarié, préalablement formé, soit motivé, sache gérer son autonomie et puisse faire preuve d’initiative en dehors des locaux de l’entreprise ce qui se révèle assez souvent vrai, aux dires de nombreux Directeurs des Ressources Humaines (DRH) concernés.

Dans un monde fortement concurrentiel, les entreprises se doivent s’efforcer de mettre en place de nouvelles méthodes organisationnelles afin de réduire leurs coûts de fonctionnement tout en continuant à faire face à leurs difficultés quotidiennes.
Cliquez ici pour consulter le complément internet de cet article ...
L'auteur, Gilles de Chezelles :
Manager, auteur de nombreux articles et ouvrages, il a créé la société GdC Consultant afin de mettre au service des entreprises et de leurs managers son expérience et son savoir-faire.
Vous pouvez le contacter en cliquant ici
<<<<<      Article précédent                                          Article suivant      >>>>>